Luca Rocco Magnota avait annoncé son crime il y a 6 mois

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Mise a jour le : 4 juin 2012
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Rocco Magnotta semble avoir tout préparé. D’aprés le Journal de Montréal, il avait fait part de ses intentions macabres, il y a six mois, dans un mail envoyé à la rédaction du quotidien londonien The Sun. A l’origine, quelques mois plus tôt, le Montréalais avait posté sur Youtube deux vidéos dans lesquelles il tuait des chatons. Les internautes, choqués, avaient crié au scandale et le journal anglais avait retrouvé la trace de Magnotta. A l’époque, il avait nié être l’auteur de cette première vidéo. Fin du chapitre…

Le 10 décembre 2011, coup de théâtre au Sun. La rédaction reçoit ce message sur sa boîte mail : « N’ayez crainte, vous allez entendre parler de moi dans un avenir rapproché. Cette fois, les victimes ne seront pas de petits animaux. (…) Une fois que vous avez tué et goûté au sang, c’est impossible d’arrêter. Cette envie irrésistible est trop forte pour ne pas continuer », écrit le tueur présumé. Il indique aussi que sa prochaine vidéo montrerait « des humains ». 

A la fin du message, Magnotta lance cet avertissement, qui fait rétrospectivement froid dans le dos : «Je gagne toujours». Scotland Yard est alerté. Une enquête est ouverte. Mais pour un banal problème de juridiction, les poursuites sont rapidement abandonnées.

Un blog où il avoue ses penchants nécrophiles

Luka Rocco Magnotta, qui se fait aussi appeler Eric Clinton Newman ou Vladimir Romanov, n’est donc pas inconnu des services de polices. Sur son blog, sur Facebook, Youtube ou Twitter, le jeune homme n’a jamais caché ses penchants morbides. Il y a quelques mois, il avait ouvert un blog intitulé «Tueur en série nécrophile Luka Magnotta» – supprimé depuis - où il livrait ses penchants nécrophiles : «Je suis naturellement attiré par les morts. Je n’ai pas honte. En 2003, j’ai découvert le corps momifié d’un homme dans une voûte. Je voulais l’amener chez moi». 

Il ira au-delà dans l’horreur, signant le crime le plus atroce que le Canada ait connu. Mardi matin, le siège social du Parti conservateur à Ottawa reçoit un colis contenant un pied humain. Une main tranchée empaquetée est ensuite interceptée au centre de tri de Postes Canada. Le paquet était destiné au Parti libéral. Le même jour, le concierge d’un immeuble du quartier de Côte-des-Neiges, à Montréal, découvre un torse masculin dans une valise abandonnée parmi les ordures. 

La police reconstitue le puzzle. Tous les morceaux humains proviennent du même homme. Un ressortissant asiatique de 32 ans, Jun Lin, étudiant à l’université Concordia. D’après le Journal de Montréal, il a été vu vivant pour la dernière fois le 24 mai et sa disparition a été signalée par un proche le 29. (le Parisien.fr)

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